S’offrir un logement avant ses 30 ans est actuellement plus facile grâce aux taux d’intérêt faibles et aux aides publiques. Toutefois, l’obtention du prêt immobilier nécessite de satisfaire à certains critères stricts.

Attrait croissant des jeunes pour la propriété

Selon les agences de prêt immobilier, le pourcentage de Français de moins de 30 ans désireux de devenir propriétaires est en hausse : à 14 % chez les 18-24 ans selon une étude CSA, il atteint 24 % chez les 25-34 ans. Leur part dans les demandes de crédits aussi est passée de 22 % à 34 % entre 2015 et 2016, et la progression se poursuit en ce début d’année.

Leur motivation, outre le souhait de ne plus payer de loyer à fonds perdu, est de se constituer un patrimoine et préparer la retraite.

Les conditions du marché leur sont favorables. Malgré une légère remontée en fin 2016, ils sont toujours à des seuils historiques. En moyenne, d’après les comparatifs de taux de crédit immobilier, ceux-ci se situent à 1,65 % sur 20 ans et 1,90 % sur 25 ans (hors assurances emprunteur et frais annexes), soit des baisses d’environ 0.8 point sur un an.

Financer son projet immobilier

Grâce à ces taux très compétitifs, les jeunes ont moins de mal à se conformer à la règle des banques concernant la capacité d’endettement : la mensualité de remboursement doit représenter moins de 33 % des revenus nets de charges. Les banques préfèrent néanmoins les salariés en CDI présentant des finances saines et s’intéressent à des paramètres tels que le reste à vivre…

En plus de meilleurs taux immobiliers, les jeunes primo-accédants bénéficient du PTZ, assoupli dans sa version 2016. De 65 000 en 2015, 120 000 ménages y ont eu recours l’année suivante. Et alors que les dossiers de demandes de crédit n’ont augmenté que de 26 % en 2016, les prêts incluant un PTZ ont crû de 75 %.

Même si les banques sont strictes, les jeunes à fort potentiel salarial sont pour elles une cible privilégiée. Certaines n’hésitent pas à financer 110 % du montant du projet, évitant aux emprunteurs de fournir l’apport personnel de 10 % pour les frais de notaire. L’objectif : leur faire souscrire le maximum de produits et services bancaires (assurance, placements divers, etc.) et les fidéliser.