Malgré une légère remontée des taux d’intérêt depuis quelques mois, ils restent proches de seuils historiques. Suffisamment pour rendre le rachat de crédit intéressant pour tous les contrats de prêt signés entre 2008 et 2015.

Le rachat de crédits reste très intéressant, sous certaines conditions

Depuis octobre, les dossiers de rachat de crédit immobilier affluent chez les établissements prêteurs, de nombreux emprunteurs souhaitant profiter des taux bas avant leur redressement. Les délais de traitement se sont par conséquent allongés, et les demandeurs doivent attendre de 3 à 5 mois. Et ce, d’autant que les banques font passer en priorité les emprunts pour de nouvelles acquisitions.

Les plus patients peuvent faire baisser le coût ou la durée de leur prêt. Pour maximiser l’économie, un différentiel d’au moins 1 % est requis entre le taux contractuel et la moyenne actuelle du marché. Cet écart couvre les frais de l’opération : la nouvelle garantie, les frais de dossier et l’éventuelle commission de l’agence de prêt immobilier, ainsi que les indemnités de remboursement anticipé (IRA) dues à l’ancienne banque, et qui correspondent à 3 % du capital restant dû au maximum, ou à six mois d’intérêts.

Par ailleurs, le crédit doit idéalement se situer dans le premier tiers de son existence, lorsque la part des intérêts dans les remboursements est supérieure à celle du capital, lequel doit être encore supérieur à 70 000 euros.

Période toujours favorable au rachat de crédit

Certains emprunteurs multiplient les restructurations de crédit pour bénéficier de la chute des taux observée ces dernières années, sans compter que leur nombre n’est pas limité. Si ceux qui ont contracté leur emprunt 2008 et 2015 sont les grands gagnants, les propriétaires qui ont signé au printemps 2016 aussi ont intérêt à se lancer.

En janvier 2016, un prêt de 200 000 euros se négociait à 2,50 % sur 20 ans. Il y a quelques semaines, grâce à une baisse du taux à 1,40 %, à mensualité égale (1059 euros), le nombre d’échéances s’est réduit de 18 mois. Le gain global est estimé à 13 160 euros nets de pénalités et de frais de garantie.

Les spécialistes du conseil en rachat de crédit recommandent par ailleurs de s’intéresser aussi à l’assurance-emprunteur. Un contrat délégué permet d’optimiser l’économie réalisée avec le rachat de crédit.