En dépit d’une légère remontée des taux d’intérêt, les crédits immobiliers restent très bon marché. Pour les ménages qui sont en cours de remboursement de leur emprunt, la période est encore propice à une renégociation. La clé est de présenter un dossier solide.

Écart de taux minimum de 1 %

Selon les courtiers en prêt immobilier, l’opération n’est rentable que si le taux de souscription et celui du marché présentent une différence d’un point au minimum. Cet écart de 1 % est indispensable pour optimiser l’économie, car la renégociation engendre des frais qui peuvent représenter jusqu’à 3 % du capital restant dû. Néanmoins, pour des prêts récents, d’un montant supérieur à 300 000 € ou d’une durée dépassant 20 ans, un différentiel de 0,70 point peut suffire.

À chaque emprunteur d’étudier son contrat et d’évaluer la pertinence de renégocier son prêt, en effectuant des simulations sur un comparateur de crédit immo gratuit en ligne.

Durée et situation du remboursement

Les emprunts signés depuis moins de 5 ans sont les plus avantageux, car c’est au début de la période de remboursement que la part des intérêts dans les échéances est la plus élevée. En effet, pendant les deux premières années pour un crédit sur 20 ans, ils représentent jusqu’à 50 % de la mensualité. Cette proportion atteint même 60 % dans le cas de prêts sur 25 ans. L’impact de la renégociation sur le coût total du crédit est donc maximisé.

Toutefois, même des contrats plus anciens, comme ceux de 2003-2004, contractés à un taux de plus de 4 %, sont éligibles à une renégociation, en particulier les très longs. En effet, considérant la chute des taux sur ces quelques années, la plupart des prêteurs acceptent d’accorder un meilleur taux immobilier. En descendant jusqu’à 1 % sur 7 ans, l’écart dépasse parfois 3 points par rapport au taux initial.