Avec des taux d’intérêt toujours très faibles sur toutes les durées, les professionnels de l’immobilier encouragent les emprunteurs à renégocier leur prêt immobilier. Cependant, la plupart des banques refusent de réviser les contrats en cours, obligeant leurs clients à s’adresser à la concurrence pour bénéficier des conditions de marché très favorables actuellement.

Les conditions à une renégociation de crédit

Les taux d’intérêt des prêts immobiliers ont chuté pendant toute l’année dernière, pour s’établir à des seuils historiques. Et la tendance ne devrait pas s’inverser de si tôt, les spécialistes du secteur misant sur une stabilisation au cours des prochains mois. La période est donc encore propice à une renégociation. Sauf que tout le monde ne peut en profiter.

En effet, si les dossiers premium ne rencontrent aucune difficulté particulière pour convaincre leur banque, les clients « moyens » auront plus de mal à obtenir satisfaction.

Même si le prêteur accède à leur requête, les conditions ne sont guère avantageuses. En effet, renégocier un prêt engendre certains frais, il faut donc que les économies réalisées puissent les couvrir. Pour cela, une différence d’au moins 0,5 % entre le taux du contrat initial et de la nouvelle offre.

Par ailleurs, le prêt doit idéalement se situer dans son premier tiers, lorsque les mensualités se composent majoritairement des intérêts et qu’il reste encore une grande part de capital à rembourser.

Les solutions pour renégocier son prêt

Approcher son conseiller bancaire est la solution à privilégier pour négocier un taux plus attractif. Dans ce cas, il établit un simple avenant au contrat. Pour l’emprunteur, c’est la voie la plus rapide et la plus simple puisqu’elle lui évite des formalités lourdes.

Mais si ce dernier refuse de revenir sur les termes convenus, il peut être intéressant de changer d’agence. Car au sein d’un même réseau, les grilles tarifaires peuvent varier selon les régions et la politique propre à chaque branche. Dans ce cas aussi, la procédure est allégée, puisque l’enseigne demeure inchangée.

À défaut de réponse positive de la part de la banque, dans l’agence de départ ou une autre, l’emprunteur a tout intérêt à faire jouer la concurrence. Bien que le coût du rachat de crédit soit supérieur à celui d’une simple renégociation, et la démarche, plus longue et complexe, les économies sont souvent conséquentes. En outre, c’est l’occasion de changer d’assurance de prêt et ainsi, de réduire encore la facture globale. Là encore, une simulation préalable est nécessaire pour évaluer les gains potentiels.