Le marché immobilier français a réalisé une performance exceptionnelle en 2017.Selon le Crédit foncier, cette tendance devrait se poursuivre cette année à un rythme moins soutenu toutefois. En effet, les taux d’intérêt toujours faibles sont contrés par la hausse des prix et la réforme des dispositifs d’aide.

Bilan « exceptionnel » pour 2017

Le dynamisme du marché en 2017 a été notamment dû aux conditions de crédits très favorables, la moyenne des taux se situant à 1,5 % en décembre. À cela s’ajoutent les différentes mesures de soutien à l’accession à la propriété comme le PTZ ou l’APL accession, ainsi que le dispositif Pinel pour les épargnants désireux de se lancer dans un investissement locatif.

En excluant les rachats de crédit, les volumes des prêts immobiliers ont ainsi enregistré une croissance annuelle de 13 %, et s’établissent à 178 milliards d’euros. Sur les trois dernières années, le taux de progression atteint 48 %.

En termes de ventes de logements anciens, l’augmentation par rapport à la moyenne décennale est de 30 % avec 970 000 transactions. Le nombre de mises en chantier a également crû en un an (419 000 logements ; +16 %), tout comme les ventes de maisons individuelles neuves (130 000 unités ; +15 %).

Perspectives optimistes pour 2018

En 2018, les professionnels du marché n’anticipent pas de remontée notable des taux d’intérêt. La moyenne toutes durées confondues devrait se situer à 1,65 % en fin d’année. Pour obtenir le meilleur taux de prêt immobilier, les ménages désireux de s’offrir un logement disposent des outils en ligne permettant le comparatif de taux immobilier ou peuvent faire appel à un courtier spécialisé.

En revanche, d’autres changements risquent d’affecter le pouvoir d’achat immobilier des ménages : l’envolée des prix, et le moindre soutien de l’État aux potentiels acheteurs. Les ménages modestes notamment, vont souffrir des modifications de l’APL accession (suppression dans le neuf et restrictions dans l’ancien) et du recentrage du PTZ.

En conséquence, d’après la filiale de BPCE, la production d’emprunts logement en 2018 devrait tomber à 167 milliards d’euros (-6 %), tandis que le nombre de ventes dans l’ancien reculera de 7 % à 900 000 unités en dépit du ralentissement de la hausse des prix à 2,5 % à travers le territoire. Bien qu’inférieurs aux records enregistrés en 2017, ces chiffres dépassent de 30 % la moyenne sur 10 ans. Les constructions de logements neufs vont pour leur part diminuer de 5 %(395 000 unités).