Selon une récente étude, 70 % des souscripteurs de crédit immobilier vivent en couple. Cette situation facilite l’obtention du financement souhaité, mais elle nécessite de réfléchir à plusieurs aspects essentiels, notamment la quotité de l’assurance obligatoire et le statut matrimonial.

1- L’importance de la nature du contrat de travail

Emprunter à deux pour acheter un logement présente des avantages indéniables. D’une part, avec des revenus plus importants, la capacité d’emprunt augmente, tandis que le taux d’intérêt diminue.
En effet, le risque pour l’organisme prêteur étant réparti sur deux personnes au lieu d’une seule, ce dernier a plus de chance de récupérer son dû et se montre plus enclin à appliquer des conditions avantageuses.

Les banques apprécient tout particulièrement les co-emprunteurs qui sont tous les deux en CDI. Pour obtenir le financement souhaité, il leur suffit de présenter des finances saines et ne pas dépasser le taux d’endettement maximum de 33 %.

À noter : une simulation sur un comparateur de prêt immobilier leur fournit une indication fiable sur cet indicateur.

En revanche, si un des conjoints est en CDD, seul le salaire relatif au contrat en CDI est retenu dans le calcul de la capacité d’endettement. Les revenus issus du CDD, quant à eux, serviront à déterminer le montant du reste à vivre. Ce qui pèse favorablement dans la décision d’octroi du prêt par la banque.

2- Le rôle clé de la quotité d’assurance emprunteur

Pour tout crédit à l’habitat, le souscripteur doit également choisir une assurance qui protège la banque contre les impayés en cas de décès, d’invalidité, d’incapacité de travail ou de perte d’emploi de l’emprunteur.

Si une personne seule doit être couverte à 100 %, des co-emprunteurs peuvent opter pour une autre répartition du capital à assurer (la quotité). Une quotité de 100 % chacun offre une protection optimale, mais coûte cher. En fonction des revenus de chacun, il est possible de choisir une répartition 50/50, 60/40, 70-30, etc.

Depuis janvier 2018 et l’entrée en vigueur de l’amendement Bourquin de la loi Sapin 2, tout détenteur d’un crédit en cours de remboursement, quelle que soit son ancienneté, peut changer d’assurance à chaque date d’anniversaire du contrat.

3- L’influence du régime matrimonial

Lors de la souscription d’un prêt immobilier en couple, le mariage offre la meilleure protection aux co-emprunteurs, suivi par le Pacs. En revanche, les personnes qui vivent en union libre doivent considérer plusieurs points pour un projet bien ficelé.

Suivant leur situation professionnelle, leurs revenus et leurs objectifs patrimoniaux, ils ont le choix entre trois alternatives :

  • l’indivision ;
  • la Société civile immobilière (SCI) ;
  • la tontine.

Le conseil d’une agence en prêt immobilier est recommandé pour prendre la bonne décision et optimiser l’opération.