Image
Titre
Le blog
Introduction
A travers les articles de ce blog, bénéficiez de tous les conseils de nos experts sur le crédit immobilier, assurance prêt immobilier et le rachat de votre crédit immobilier.
30 janvier 2018
taux d’usure immobilier
30 janvier 2018 , Maxime

Comment éviter que les taux d’usure freinent la production du crédit immobilier en 2018 ?

À l’instar des taux de crédit immobilier, les taux d’usure se situent à des planchers historiques qui inquiètent les courtiers spécialisés. Ce niveau trop faible risque en effet de freiner la production de nouveaux prêts en excluant certains emprunteurs au profil atypique.

Des risques d’exclusion dus aux taux d’usure historiquement bas

Ces deux dernières années, tous les comparatifs de taux immobiliers montrent que ceux-ci sont maintenus à des niveaux exceptionnellement faibles. Or, les taux d’usure, qui plafonnent les TAEG proposés aux emprunteurs, les protégeant d’éventuelles dérives des banques, suivent une évolution similaire. Ainsi, au dernier trimestre 2017, les seuils de l’usure pour les prêts logement à taux fixe variaient de 3,05 % à 3,35 % selon les durées (moins de 10 ans, entre 10 et 20 ans, plus de 20 ans). Pour les emprunts à taux variable sur la même période, ils étaient de 2,89 %. Le problème est que pour certains dossiers, le taux d’intérêt accordé au particulier peut égaler, voire excéder ce taux d’usure. Les refus se multiplient par conséquent dans de nombreux cas : financement sur une durée longue ; projet d’acquisition soumis par des seniors ou par des personnes ayant des soucis de santé ; projet d’achat-revente porté par des secundo-accédants.

Suggestions de réformes pour éviter les exclusions

Face à ce risque d’exclusion de plusieurs catégories d’emprunteurs, et alors que les courtiers en prêt immo anticipent un ralentissement de l’activité en 2018, la Fédération Bancaire Française (FBF) tire la sonnette d’alarme. Des pistes de réformes ont été soumises aux pouvoirs publics et au gouverneur de la Banque de France pour permettre aux banques de relever leurs marges et de pouvoir ainsi, autant que possible, permettre à ceux qui en ont besoin d’obtenir les fonds demandés. Dans un contexte de taux très bas, sont ainsi suggérées l’adoption d’un autre mode de calcul et la mise en place de taux planchers. Ces alternatives éviteraient la suppression d’un dispositif pourtant conçu pour assurer la protection des consommateurs. De leur côté, les banques disposent de certains leviers pour maintenir leurs barèmes en dessous des taux d’usure comme l’impose la réglementation. Elles peuvent ainsi agir sur la prime d’assurance (produit dont elles tirent des marges très confortables), les coûts de garantie, les frais de dossier, voire leurs TAEG.

Share