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02 juin 2020
Immobilier : bilan et perspectives suite au covid-19
02 juin 2020 , superadmin

Immobilier : bilan et perspectives suite au covid-19

Avec la crise du coronavirus, le secteur immobilier a été lourdement touché. De la visite de biens à l’obtention d’un crédit immobilier, c’est toute une filière qui s’est trouvée à l’arrêt. Cette suspension d’activité ponctuée d’incertitudes aura duré huit semaines au total. Alors que nous sommes actuellement en plein déconfinement, quel bilan tirer du passage du covid-19 ? Cette crise sanitaire a-t-elle eu un impact sur les prix et les taux ? Qu’en est-il de l’offre et de la demande ? Voici un petit tour d’horizon de ce qui a changé sur le marché de l’immobilier.

Confinement : quel bilan pour le secteur immobilier ?

90% de ventes en moins pendant le confinement

Le 16 Mars 2020, des mesures strictes de confinement ont été prises par le gouvernement, mettant à l’arrêt ou ralentissant fortement les activités du secteur immobilier, jugées non-indispensables. Ces mesures ont été levées partiellement depuis le 11 Mai 2020. Cependant, la situation aura duré huit semaines au total, soit près de deux mois sans visites de biens, sans transactions et crédits immobiliers accordés (à part quelques dossiers). Cette suspension d’activité n’a pas été sans conséquences pour les acteurs de la filière !

Durant cette période de confinement, 90% de ventes en moins ont été enregistrées. Et d’après le notaire parisien Thierry Delesalle, « on peut s'attendre à une baisse de 150.000 transactions sur l'ensemble de la France pour 2020 », soit une chute de 15% sur l’année.

Par ailleurs, cela ne semble pas encore avoir d’incidence sur les prix, au contraitre. Et il faudra des mois pour qu'ils deviennent le reflet de cette situation liée au covid-19.

Des crédits immobiliers plus difficiles à rembourser

Avec l’arrivée du covid-19, de nombreux ménages se sont trouvés en difficulté pour le remboursement de leur crédit immobilier. Un constat qui n’est pas étonnant !

Parmi les entreprises françaises impactées, plus de 8,6 millions de salariés auraient été mis au chômage partiel, selon les chiffres de la Dares. Sans compter les chômeurs qui n’ont pas pu retrouver un emploi, et les contrats temporaires qui se sont arrêtés durant le confinement. Bref, une très grande partie de la population a subi une perte de revenus ces deux derniers mois. L’étude Meelo révèle que 17% des propriétaires ne peuvent plus du tout honorer les mensualités. Parmi les interrogés, 9,5% de ces Français songent au regroupement de crédits en 2020.

Des taux d’emprunt en légère augmentation

C’est un fait la crise du coronavirus a eu un effet sur les taux d’emprunt. Une hausse notamment due à l’intégration d’un taux de risque plus fort par les banques. En conséquence, le taux moyen sur 20 ans a augmenté d’environ 30 points de base, passant de 1,20%-1,30% jusqu’à 1,50% durant cette période de confinement.

Déconfinement : quelles perspectives pour le marché immobilier ?

Une digitalisation qui s’accélère pour le secteur immobilier

Si les start-up avaient déjà un train d’avance côté digitalisation, c’est aujourd ‘hui au tour des acteurs historiques du secteur de s’y mettre ! Signature d’actes notariés à distance, télétravail, visites virtuelles de biens immobiliers… avec l’arrivée du coronavirus, le secteur immobilier ne s’était jamais autant digitalisé. Stéphane Fritz, directeur général de Guy Hoquet L’Immobilier confie d’ailleurs « nous sommes en train de généraliser la visite virtuelle à l’ensemble de nos biens ». Une belle avancée ! Mais à nuancer cependant, puisque Christine Fumagalli, présidente du réseau Orpi, rappelle aussi que « tous les outils numériques que nous mettons à disposition des acquéreurs ne remplaceront pas la visite physique ». En effet, rien ne vaut une visite réelle pour se projeter dans le bien.

Une reprise des activités immobilières petit à petit

Dans le neuf, « la reprise des chantiers se fait actuellement à toute petite vitesse » d’après les propos d’Alexandra François-Cuxac, présidente de la Fédération des promoteurs immobiliers. Des retards équivalent à un, deux voire trois trimestres pourraient être à prévoir, en fonction de son avancement et de sa taille. Côté ancien, les activités ont également repris du côté des agences immobilières. Les biens reviennent sur le marché. Il y a des visites.

Des banques moins flexibles et des taux qui augmentent

L’étau se resserre côté crédit immobilier ! Si l’activité reprend, les banques restent prudentes. Elles étaient déjà beaucoup moins flexibles depuis les recommandations du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) émises en décembre 2019, mais c’est encore plus le cas actuellement. Aujourd’hui, 80% d’entre elles acceptent d’étudier de nouveaux dossiers d’emprunts, mais sous conditions.

Par ailleurs, la remontée des taux significative d’avril s’est poursuivie en mai. Cette augmentation s’explique par l’anticipation des banques d’une dégradation de la situation économique. Ce qui veut dire qu’en plus des recommandations du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), la banque centrale européenne leur demande de renforcer leur vigilance sur les dossiers. Une vigilance d’autant plus importante qu’avec la crise économique, la situation financière a évolué pour bon nombre de Français.

Une demande de retour mais plus prudente

Concernant la demande, ill y a un double effet : ceux qui avaient déjà un projet immobilier avant la crise sanitaire (et qui ont dû suspendre leurs démarches) et ceux qui ont pu maturer leur projet d’aqcuisition entre-temps. Laurent Vimont, président de Century 21, indique que le site Century 21 France avait vu son trafic chuter de 50% pendant le confinement mais qu’il est remonté à 100% après la première semaine de déconfinement.

Bonne nouvelle pour la filière : près de deux Français sur trois ne remettent pas en cause leur projet d’achat immobilier, selon une étude réalisée par le groupe de promotion immobilière Capelli et le cabinet Poll&Roll pendant le confinement. Par ailleurs, un Français sur trois déclare avoir moins confiance en l’avenir, ce qui les poussent à être plus attentistes. Ce même ratio de personnes souhaite attendre de voir si les prix vont baisser avant de se positionner sur un bien. Car avec l’érosion du pouvoir d’achat, les Français auront plus de difficultés à s’offrir le bien de leurs rêves…

Une difficulté à se prononcer sur l’évolution des prix

Le marché immobilier ancien est très tendu dans le sens où la demande est supérieure à l’offre. C’est pourquoi les prix ont souvent tendance à monter. Néanmoins, il est encore difficile pour l’heure d’entrevoir des indices d’augmentation ou de déflation. Une chose est sûre : si les centres-villes sont peu à peu délaissés pour plus d’air et d’espace, les prix baisseront en conséquence. Mais dans tous les cas, selon Laurent Vimont, président de Century 21, « ce qui va permettre aux prix de baisser ou de monter, c’est le niveau de taux d’intérêt ». Si ces derniers restent à peu près au niveau où ils sont actuellement, les prix devraient rester stables.

Les Français ont revu leurs critères de recherche

Au-delà du budget, le confinement a fait évoluer les motivations et critères de recherche des Français.. Selon une étude réalisée entre le 10 et la 14 avril par L’étude montre qu’un français sur deux a fait évoluer son projet immobilier pendant la période de crise sanitaire. En effet, l’étude du groupe de promotion immobilière Capelli et le cabinet Poll&Roll révèle que 55% des porteurs de projet immobilier on fait évoluer leurs attentes avec la pandémie du coronavirus.

Le fait d’être bloqué chez soi a suscité ou renforcé le désir de posséder un espace extérieur. Pour 36% des personnes interrogées, la possibilité de disposer d’un espace de type jardin, terrasse ou balcon est devenu un critère majeur. En effet, on voit de plus en plus de futurs acquéreurs se tourner vers les maisons de campagne, et pour ceux qui souhaitent rester en ville, vers des logements avec un balcon ou une terrasse. Un constat qui ne sera pas sans conséquences, puisqu’on constate déjà une augmentation moyenne de 8,8% sur les biens en ville possédant un balcon ou une terrasse.

Cette recheche de biens au calme et proche de la nature va se paire avec les nouvelles habitudes de travail qui se sont mises en place et pourront perdurer dans le temps, pour certaines entreprises. Ainsi, le critère « proximité avec le lieu de travail » semble perdre de plus en plus de valeur aux yeux des porteurs de projet immobilier. En avril, 17% d’entre eux ne le considérait déjà plus comme un critère capital dans la recherche d’un bien à acquérir.

En résumé, le passage du covid-19 aura bien chamboulé le secteur immobilier. Celui-ci semble néanmoins se relancer, avec beaucoup de prudence et des incertitudes pour l’avenir.

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