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02 décembre 2020
immobilier Paris
02 décembre 2020 , superadmin

Immobilier à Paris : état des lieux et perspectives pour 2021

Le secteur immobilier a subit une année 2020 en dents de scie, et notamment à Paris. En cause ? Les confinements successifs dûs au coronavirus, les difficultés économiques ou encore les nouvelles envies des Français en matière de logement. Alors quel est le bilan de cette année pour l’immobilier parisien ? Et surtout, quelles sont les perspectives pour 2021 ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

2020 : le bilan pour l’immobilier parisien

Le marché immobilier français à l’heure de la crise

Si l’année 2019 avait atteint un record en matière de transactions immobilières, l’année 2020 a été plus calme. Cependant, malgré les problématiques liées à la covid-19, les résultats ne sont pas si catastrophiques. En effet, dans ce contexte incertain, les Français voient plus que jamais l’immobilier comme une valeur refuge, d’après la FNAIM. Perturbé durant toute l’année (visites de biens et signatures d’actes décalés, par exemple) l’immobilier résidentiel est resté le moins touché par la crise sanitaire. La demande immobilière continuait d’être importante au troisième trimestre 2020. Century 21 a d’ailleurs enregistré une hausse de 19,6% pour la vente de maisons. Un constat qui cadre parfaitement avec les nouveaux besoins des Français, à l’heure des confinements successifs. Ceux-ci recherchent des espaces plus grands, des terrasses ou des jardins. En bref, le secteur immobilier se porte globalement bien si on regarde l’ensemble de l’Héxagone.

Quid de l’immobilier parisien en 2020 ?

Du côté de Paris, le marché conserve son dynamisme même si on constate un léger effondrement de 4,6% entre le troisième trimestre 2019 et celui de cette année. Le prix moyen au mètre carré qui se rapprochait de plus en plus des 11 000 € tend désormais à baisser selon le Baromètre national des prix de l'immobilier de Meilleurs Agents paru le 1er octobre. La demande se réduit fortement dans la capitale, en comparaison avec l'offre de biens. On irait donc vers un nouveau cycle immobilier à Paris (mais aussi en province) et vers un rééquilibrage des prix. Actuellement et d'après l'Indice de Tension Immobilière, on constate seulement 6% d’acheteurs de plus que de vendeurs. Ce rééquilibrage pourrait donc s’expliquer par une demande davantage lissée, une partie des Parisiens aspirant à vivre dans des espaces plus grands, voire même à la campagne, suite au confinement.

Le crédit immobilier dans tout ça

Si le marché ne s’est pas vraiment effondré malgré la crise sanitaire, c’est notamment grâce aux taux bas des crédits immobiliers. Un légère baisse a même été enregistrée ces derniers mois. Une diminution allant de -0,05 % à -0,45 % sur toutes les durées de crédit a été constatée. En bref, les taux sont restés très attractifs pour les Français durant toute cette année.

Mais attention : certes, les taux d’intérêts sont proches des records historiques, cependant, les banques refusent bien plus de dossiers de prêt qu’avant. Pour preuve, 15% de ces dossiers ont été rejetés en septembre et octobre 2020, contre seulement 5,5 % sur l’ensemble de l’année 2019. Malgré ces conditions d’obtention drastiques, banques et courtiers en crédit immobilier espèrent un assouplissement de la part du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) afin de booster les ventes immobilières en 2021. Pour rappel, le HCSF avait demandé fin 2019 aux établissements financiers de respecter une durée de prêt maximale de 25 ans et un le taux d’endettement de 33% dans l’objectif de protéger davantage les Français contre le risque de surendettement.

2021 : les nouvelles perspectives de l’immobilier à Paris

Une reprise économique en demi-teinte

L’impact de la crise sanitaire aura été tellement fort en 2020 sur l’économie française (et mondiale), qu’on s’attend à une reprise lente et difficile sur l’année 2021. L'Unédic (association chargée de la gestion de l'assurance chômage en France, en coopération avec Pôle emploi) prévoit 420.000 demandeurs d'emploi indemnisés supplémentaires d’ici fin décembre 2020 par rapport à la même période un an plus tôt. Des chiffres qui font craindre un recul des achats immobiliers pour le début d’année 2021. Au-delà du chômage, les acteurs économiques se préparent à se maintenir dans une situation de crise sanitaire sous surveillance, et cela, malgré l’arrivée d’un vaccin pour la covid-19. Les nombreux événements annulés, comme le salon de l’agriculture de 2021 qui devait se dérouler en février/mars 2021, ne témoignent donc pas d’un fort rebond. Par ailleurs, l'incertitude pèse encore sur les très petites entreprises, largement touchées par la crise sanitaire et économique.

Vers une diminution des prix de l’immobilier ?

Il est aujourd’hui compliqué de se prononcer sur la question des prix, même si une tendance à la baisse est à observer. Par exemple, le chroniqueur Marc Touati, président du cabinet ACDEFI, indique que ceux-ci devraient baisser de 20% en moyenne dans l’Héxagone (et en particuluer dans les grandes villes) dans les deux ans qui viennent.

Malgré les incertitudes, il y a des fondamentaux qui ne s’oublient pas. Si les prix de l’immobilier parisien ont connu une hausse de 38% depuis 2008, c’est bien parce que les acheteurs étaient bien plus nombreux que les vendeurs, d’où la création d’une bulle immobilière sur la capitale. Si demain la demande est moins élevée que l’offre (défiance de la part des Français), que l’accès au crédit immobilier est plus dfficile (restrictions des banques), les prix arrêteront simplement d’augmenter, voire auront tendance à diminuer !

Cette baisse envisagée rendrait par ailleurs service à tout un secteur qui a besoin de voir le nombre de transactions repartir à la hausse. Cette diminution des prix ne serait cependant que passagère, en attendant de retrouver un marché immobilier plus sain dans la capitale.

Une hausse des demandes pour la banlieue parisienne

C’est un fait : la demande de logements pour Paris intra-muros a baissé de 2 % durant les neuf premiers mois de l’année 2020, selon le réseau Laforêt. En revanche, celle-ci a augmenté de 7 % en province, avec une pointe à 23 % pour la Normandie. Si le penchant des Parisiens pour les plus grands espaces à toujours existé, il a été nettement renforcé depuis le premier confinement de mars-avril 2020. Une tendance confirmée au mois de juin dernier par le sondage OpinionWay : 29 % des 25-34 ans désiraient accéder à la propriété d'un logement avec un jardin et 23 % avec une terrasse. Ce changement de façon vivre intervient notamment avec l’émergeance du télétravail, ce qui facilite les démarches pour s’installer au vert ou en banlieue.

Par ailleurs, suite à ce nouvel engouement des Parisiens pour les plus grands espaces, on constate une plus forte augmentation des prix en banlieue parisienne. Selon Thierry Delesalle, notaire et président de la commission des statistiques immobilières à Paris, les prix exorbitants de la capitale ont poussé de nombreux d’acquéreurs à se tourner vers la petite couronne, quand ce n’est pas plus loin…

En résumé, nous ne pouvons faire que des pronostics concernant les perspectives du marché immobilier à Paris en 2021. Beaucoup d’incertitudes pèsent sur la situtation sanitaire et économique du pays. Si vous envisagez d’acquérir un bien immobilier prochainement et souhaitez entrer dans une recherche de financement, n’hésitez pas à recourir au courtage. Les banques étant plus frileuses à prêter dans ce contexte incertain, il est plus que jamais judicieux de passer par les services d’un courtier en crédit immobilier tel que Persona Courtage.

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